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Surface
1439 m²
Jardin
Oui
Description Élevé au bord de l’Isle, le domaine forme avec la rivière un ensemble cohérent. Depuis le portail, une allée souligne les contours des prairies arborées où d’anciennes meules ponctuent les abords et rappellent la vocation meunière d’un lieu dont l’histoire remonte au Moyen Âge. Autrefois propriété de la famille De Bourdeilles, l’édifice a été établi vers 1100. En 1172, Guillaume de Bourdeilles, lorsqu’il se fit religieux, le donna avec tous ses droits à l’abbaye Chancelade. Les siècles suivants le virent successivement employé comme moulin à pilon pour le millet, à huile, à foulons, à plâtre, puis à la préparation de pâte pour les faïenceries, avant sa transformation en scierie. Une turbine Fontaine y fut installée en 1895. Après un incendie en 1902, le moulin fut rebâti et équipé d’une nouvelle turbine. Il servit alors d’usine hydroélectrique et participa à la mise en place de l’eau potable dans la commune, preuve de la place essentielle qu’il y occupait. Constamment agrandie et aménagée jusqu’au 20e s., la propriété conserve une remarquable unité architecturale. Les façades, élevées en moellon et en pierre blanche de Paussac, sont scandées de chaînages et d’encadrements en pierre de taille. En tout, une cinquantaine de baies rythment la demeure et le moulin. Leur régularité, la symétrie des élévations et la sobriété de la composition confèrent aux bâtiments une allure qui annonce l’Art déco. Les baies comblées de fenêtres à petits carreaux mettent en valeur la pierre coquillière, où affleurent encore de nombreux fragments fossiles. La maison d’habitation a été bâtie dans le même esprit. Désormais divisée en quatre appartements, elle a la solide ordonnance d’une demeure de notables et fut liée à la famille du poète André Champarnaud, également minotier au moulin d’Amenot qui acquit le domaine dans les années 1920. Les grands entrepôts À l’écart de la maison, trois entrepôts aux vastes proportions sont positionnés autour d’une cour de service. Édifiés en maçonnerie, certains surélevés, ils sont coiffés de toitures à deux pans, couvertes de tuiles de Marseille et sont percés de larges baies adaptées au passage de véhicules et de matériel. Leurs volumes, autrefois dévolus aux activités du domaine, se prêtent parfaitement au stockage, à l’installation d’ateliers ou autres. Sur l’un des bâtiments, tout un versant de toiture est occupé par des panneaux photovoltaïques. Leur production permet une autoconsommation sur l’ensemble du domaine. Le surplus est revendu à EDF au tarif avantageux de 0,10 €/ kWh. La maison bourgeoise Au centre du parc et à côté d’un bassin de baignade à filtration naturelle bordée de plantes, elle abrite quatre appartements loués meublés. Élevée de deux niveaux, sa longue façade enduite d’un ton ocre est rythmée de hautes baies encadrées de moellon de Mareuil. Une toiture à quatre pans, couverte de tuiles plates, coiffe l’ensemble, auquel répond une aile en retour d’équerre. Sur un côté, une vaste terrasse couverte et surélevée donne largement sur la propriété. Devant la bâtisse, une allée dessert les différentes entrées, tandis que pelouses, arbres anciens et massifs arbustifs préservent l’intimité de chacun des quatre logements. Le parc Abrité du regard par de hautes haies, il se déploie sur environ 3 ha entre les bâtiments du domaine et les rives de l’Isle, qu’il accompagne sur près de 400 m. De vastes pelouses parcourues d’allées alternent avec des bouquets d’arbres anciens, parmi lesquels saules, peupliers, cèdres et feuillus de haute venue. En contrebas, la rivière s’élargit en un miroir d’eau retenu par le barrage, où se reflètent les frondaisons et les anciennes constructions du moulin. Les longues berges, tantôt dégagées, tantôt ombragées, ménagent autant de lieux favorables à la promenade ou au repos. À l’écart, un bassin de baignade naturel, dont l’eau est filtrée par les plantes aquatiques, s’intègre discrètement au paysage. La centrale hydroélectrique Au fil de la rivière, le moulin fondé en titre de 270 KW perpétue sa vocation première : tirer parti de la force de l’eau. Son rez-de-jardin abrite une centrale hydroélectrique en activité, équipée de trois turbines : deux Francis en chambre d’eau et une Kaplan à siphon qui produisent 190 kW. Récemment déclarée conforme par Engie, l’installation génère en moyenne près de 80.000 € de revenus annuels. Son contrat de type H07 est valable jusqu’en 2033, avant de basculer sur le nouveau contrat de H16 en 2031 après une nouvelle mise aux normes, et ce pour une durée de 20 ans. Au-dessus de la machinerie, trois niveaux d’environ 180 m² forment de vastes volumes à réinventer. Le deuxième étage se prolonge par une grande terrasse suspendue au-dessus des eaux, d’où le regard embrasse la rivière, sa retenue et les frondaisons des berges.
Source
Patrice-besse
Publication
Publiée le 02/10/2026 sur Patrice-besse
Vue pour la dernière fois
le 05/10/2026
Rapport en préparation
Consultation sécurisée des sources publiques.
Vie de quartier
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